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La 15.000e entreprise d'Eure-et-Loir est un commerce rural à Dangeau

Publié le 02 octobre 2018

La Chambre de commerce et d’industrie d’Eure-et-Loir fête, ce mardi 2 octobre 2018, à Dangeau, sa 15.000e entreprise inscrite sur son registre. Sophie Lefeuvre a repris, fin juillet, le Rapid Market, place de l’Église. À 59 ans, elle se lance dans l’aventure entrepreneuriale en milieu rural.

Dans la vie, il faut parfois oser pour réussir. Sophie Lefeuvre l’a fait, avec le soutien d’Initiative Eure-et-Loir, qui lui a consenti un prêt de 15.000 € à taux zéro sur un budget d’investissement de 50.000 €. À 59 ans, elle a repris, fin juillet 2018, le Rapid Market, installé 4, place de l’Église, à Dangeau.

La supérette était tenue depuis une dizaine d’années par Annabelle Cattelin et auparavant par ses beaux-parents. Elle dispose de 130 m² de surface de vente, plus une réserve où un chien beauceron répondant au nom de Diurne monte la garde.

Proximité en milieu rural

Avant d’ouvrir en plein cœur de l’été après « quelques aléas administratifs », Sophie Lefeuvre a entrepris des travaux. L’accueil a subi un rajeunissement avec la pose de lambris et d’une nouvelle couche de peinture tandis qu’au fond du magasin les vitrines réfrigérées ont été changées.

Cette « nouvelle aventure », la commerçante dangeolaise veut y croire. Comme elle croit au potentiel de sa commune d’adoption. « C’est un petit bourg, Dangeau, probablement moins achalandé que d’autres, mais il est dynamique. Des maisons se vendent. Et ça circule pas mal. »

En ce samedi après-midi, la commune est paradoxalement plutôt calme. Alors que le soleil est à son zénith, Séverine est la première cliente à franchir le seuil de la supérette. Accompagnée de sa fille, elle se dirige d’un pas décidé vers les fruits et légumes, situés à côté de la caisse enregistreuse. « Je viens acheter des “minipatates”, il n’y a que là que j’en trouve. Moi, je suis contente que le magasin ait été repris. Ça nous évite d’aller courir ailleurs. » À Bonneval, Brou ou à Châteaudun.

Arrivée à Dangeau par amour, Sophie Lefeuvre a eu le malheur de perdre son conjoint, Christian Régnier, conseiller municipal et pompier, des suites d’une longue maladie l’an dernier. Elle aurait pu repartir dans ses Yvelines natales, mais professionnellement, elle était à un tournant de sa carrière. « Je me suis retrouvée au chômage suite à mon licenciement dans une animalerie de Rambouillet (Yvelines). L’histoire s’est mal terminée après treize ans de service. »

"Au début, je ne voulais pas."

Connaissant sa situation et son expérience du commerce, commencée à l’âge de 15 ans sur les marchés, le maire, Philippe Villedieu, lui a proposé de reprendre la supérette. « Au début, je ne voulais pas pour des raisons financières, je n’avais pas de sous. Et puis, j’ai réfléchi et tenté. » Sans regret. « Le premier bilan est positif, les gens semblent contents et je travaille bien. C’est un bon départ. »

Denouveaux services

Sa clientèle se veut âgée, mais les jeunes aussi viennent s’approvisionner. « Parfois, ce n’est pas grand-chose. Comme ce monsieur qui m’a acheté deux plaquettes de beurre et qui s’excusait. Mais ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves. » Pour que le flux soit plus important, Sophie Lefeuvre va proposer de nouveaux services (dépôt de pain et de fleurs, relais pressing…), sans compter ses heures. Elle ouvre sa supérette dès 7?h?30 du mardi au samedi et dès 8 heures le dimanche. Son seul objectif : servir sa clientèle le mieux possible.

L'Echo Républicain 02/10/2018